Prédation en ligne : un électricien accusé de 22 viols filmés
Une affaire glaçante secoue la capitale allemande. Un homme de 68 ans, exerçant la profession d’électricien, comparaît pour des faits d’une violence inouïe. Son mode opératoire méthodique et sa capacité à effacer toute trace dans l’esprit de ses victimes ont permis à ce prédateur d’agir pendant des années en toute impunité.
Un mode opératoire glaçant révélé par l’enquête
Le suspect utilisait les sites de rencontres en ligne pour entrer en contact avec ses victimes. Une fois la confiance établie, il administrait à ces femmes un mélange de somnifères et d’alcool, les plongeant dans un état d’inconscience totale.
Les victimes ne conservaient aucun souvenir des agressions subies. Un élément qui a considérablement compliqué l’enquête et retardé la découverte des crimes. L’homme filmait systématiquement ses actes, constituant ainsi une archive macabre de ses forfaits.
Une découverte accablante lors d’une perquisition
C’est grâce à un renseignement transmis par la police de Verden an der Aller que les autorités berlinoises ont pu remonter jusqu’au suspect. Une perquisition effectuée en mars 2025 à son domicile a permis la saisie de plusieurs disques durs.
L’analyse de ce matériel informatique a nécessité près d’un an de travail minutieux. En février 2026, les enquêteurs ont mis au jour des vidéos attestant de viols et d’agressions sexuelles répétés.
Des dizaines de victimes potentielles identifiées
Le suspect fait actuellement l’objet de poursuites pour 22 viols commis sur 14 femmes différentes. Mais l’ampleur réelle de ses crimes pourrait être bien plus importante.
Au total, 58 femmes apparaissent dans les contenus filmés découverts par les enquêteurs. Parmi elles, 30 ont déjà été formellement identifiées. Les investigations se poursuivent pour retrouver et informer les autres victimes présentes dans ces enregistrements.
La prescription fait obstacle à une partie des poursuites
Pour trois dossiers, les éléments rassemblés se sont révélés insuffisants pour caractériser juridiquement une infraction pénale. Ces affaires n’ont donc pas pu donner lieu à des poursuites.
Plus frustrant encore pour la justice : 36 viols commis entre 2010 et 2014 ont dû être abandonnés. La raison invoquée est la prescription des faits, qui empêche toute action judiciaire malgré l’existence de preuves vidéo.
L’homme incarcéré depuis mars dernier
Le mis en cause se trouve en détention provisoire depuis le 3 mars. Cette mesure vise à éviter tout risque de fuite ou de récidive pendant la durée de l’instruction.
L’affaire soulève de nombreuses questions sur la sécurité des rencontres en ligne et la capacité des prédateurs à exploiter ces plateformes pour identifier leurs victimes.

